COHESION SOCIALE ET SOLIDARITE ENTRE LES TERRITOIRES ET LES GENERATIONS

Contexte, état des lieux dans le monde, en Europe, en France et en Midi-Pyrénées.

La cohésion sociale et la solidarité s'imposent comme des conditions essentielles d'un développement durable. Il s'agit de recréer ou de renforcer le lien entre les êtres humains, entre sociétés et entre territoires afin de s'assurer que le partage des richesses ne se fait pas au détriment des plus démunis, des générations futures, ou des territoires voisins ou lointains.

La persistance de la pauvreté, la montée des exclusions sociales, l’accroissement des inégalités et de la vulnérabilité, l’augmentation des tensions sociales dans le monde entier démontrent bien que la croissance n’implique pas nécessairement un progrès social. Face à ces situations les valeurs collectives et les valeurs de citoyenneté sont en perte de vitesse, en particulier dans les grandes villes. Or la solidarité entre individus, entre générations, au sein d’un même territoire et entre les territoires (articulation local – global) est bien un des principes fondateurs du développement durable.

 

Démographie

 

Dans le monde

La population est très inégalement répartie : estimation de la population mondiale en 2008 : 6,75 milliards d’individus.
On trouve des zones géographiques à forte densité de population (Europe et Asie du Sud) et des zones à faible densité de population : Asie du Nord, Australie, Canada et Europe du nord, certains pays d’Afrique et d’Amérique du Sud.

 

En Europe

La population européenne (27 pays) est de 495 millions d’individus. On trouve des grands bassins de peuplement,
des zones traditionnellement industrielles : Benelux, bassin
de la Ruhr, sud de l’Angleterre.


 

En France :

Population France entière : 63,8 millions d’individus.
Population France métropolitaine : 61,9 millions.
Densité de population en France métropolitaine : 113,7 hab / km2

Quatre agglomérations dépassent 1 millions d’habitants :


76 % de la population est aujourd’hui urbaine.
On note une croissance démographique du sud et de l’ouest avec une forte croissance sur les côtes et le Sud-Ouest.
La population de Midi-Pyrénées croit de + 1,2 % par an soit presque 2 fois la moyenne nationale.


Midi-Pyrénées est la plus vaste des régions françaises : 8,3 % du territoire pour 4,4 % de la population française.
On estimait la population midi-pyrénéenne au 1er janvier 2007 à 2 782 000 personnes.

Population de l’Aire Urbaine de Toulouse (2004) :  1 100  000 habitants soit plus du tiers de la population régionale (X2 en 40 ans).

20 petites villes sont fortement liées à Toulouse (autoroute, route nationale).

Il existe une forte croissance de population.

Densité de population :

(en 1999 : moyenne nationale = 108 habitants au km2)
Mais il y a beaucoup d’hétérogénéités :

On observe une migration forte de la population vers Toulouse, grand bassin d‘emploi, d’où un exode rural fort.

Disparités face à la richesse / emploi

 

L’emploi joue à la fois un rôle économique et social essentiel. Il est un pré-requis pour le maintien et l’amélioration de la prospérité de notre société et la sauvegarde et la promotion de nos modèles sociaux dans un monde en perpétuelle évolution. Les défis sont nombreux : insertion professionnelle, adaptabilité des travailleurs et des entreprises, égalité des chances, pauvreté et exclusion sociale, etc.
Toutes ces préoccupations, qu’elles soient d’ordre économique ou social, sont intimement liées. Leur prise en compte simultanée est indispensable pour assurer une bonne cohésion sociale face aux évolutions du contexte international et aux évolutions démographiques attendues (vieillissement de la population).

 

Dans le monde

Des progrès… insuffisants :

Des progrès… inégaux :

Seuil de pauvreté international : correspond au seuil de pauvreté national moyen des 10 à 20 pays les plus déshérités de la planète.
Les 20 % les plus riches de la population du globe se partagent 86 % du PIB mondial.
Le niveau de vie par habitant des pays à hauts revenus est 3,5 fois plus élevé que la moyenne mondiale.

 

En Europe

Disparités face au niveau de vie

L’Europe a fait de l’emploi une de ces priorités. Elle a élaboré en 1997, sa première stratégie pour l’emploi alors que les taux de chômage enregistrés étaient assez élevés. En mars 2000, lors du Conseil européen de Lisbonne, elle s’est fixée comme objectif stratégique pour la prochaine décennie de « devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ».
Elle impose aujourd’hui la prise en compte de l’impact de l’emploi dans toutes les politiques communautaires.

L’objectif général est d’accroître la participation des femmes au marché du travail dans des conditions d’égalité d’accès, de traitement et de salaire en agissant sur la mixité des emplois, l’accès des femmes aux postes à responsabilités, les causes des écarts de rémunérations, l’articulation des temps de vie, le développement de modes de garde d’enfants et l’aide à domicile pour les personnes dépendantes. L’objectif est de parvenir à un taux d’emploi de 70 % et de porter le taux d’emploi des femmes à plus de 60 % d’ici à 2010.

Le PIB par habitant est jusqu’à 10 fois plus faible dans certains pays de l’Est.




Le taux de pauvreté monétaire renseigne sur la façon dont le PIB est partagé entre les individus = part des personnes dont le niveau de vie (revenu disponible une fois pris en compte impôts et prestations sociales et compte tenu de la composition du ménage) est inférieur à 60% du niveau de vie médian.
Moyenne européenne : 16% avec des écarts importants entre pays.

Enjeu

Au regard de la Stratégie Nationale de Développement Durable française, la problématique de l’emploi doit être considérée conjointement en terme de « prospérité économique : promouvoir une économie prospère, (...) garante d’un niveau de vie élevé, de plein emploi et de qualité du travail (...) » et en terme d’« équité sociale et de cohésion : promouvoir une société (...) fondée sur l’intégration sociale et la cohésion (...) ».

En effet, le travail occupe une partie de la vie et le fait pour les hommes et les femmes d'avoir un emploi décent a un impact significatif sur leur bien-être individuel, familial et communautaire. L'absence de travail décent et productif est la principale cause de pauvreté et d'instabilité sociale.

Par ailleurs, considérer l’emploi comme un enjeu de développement durable c’est aussi partir du postulat que l’être humain inscrit son développement dans l’échange avec autrui et que le travail, l’un des vecteurs de cet échange, est ainsi un levier de développement et d’autonomie. A ce titre les sociétés doivent donner la possibilité à chacun d’accéder au travail, dans la mesure où personne n’est fondamentalement inemployable.

Ce principe est rappelé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (art.23) : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection sociale contre le chômage » ; en outre « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant, ainsi qu’à sa famille, une existence conforme à la dignité humaine, et complétée s’il y a lieu par tous autres moyens de protection sociale ».

Etat des lieux

Une situation de sous-emploi aggravé par la crise

La problématique de l’emploi reste un enjeu majeur pour l’ensemble des sociétés au niveau mondial, d’autant plus marquée dans le contexte actuel de crise économique où de nouvelles prévisions du Bureau international du Travail, évaluent le nombre de chômeurs au niveau mondial entre 210 à 239 millions en 2009 ; soit un taux de chômage mondial compris entre 6,5 et 7,4%. Un seuil jusqu’alors jamais atteint même si la crise de l’emploi est prégnante depuis plusieurs années avec des écarts signifiants entre pays développés et en voie de développement.

Ainsi, en Afrique les années de crise ont laissé en héritage un chômage très élevé, combiné à de faibles salaires et à des conflits sociaux. Près de la moitié des habitants d'Afrique subsaharienne vivent en dessous du seuil de pauvreté. Pour l’Amérique latine et les Caraïbes un rapport de 2004, (Panorama Laboral 2003, América Latina y el Caribe. Oficina Internacional del Trabajo-seulement en espagnol), dépeint de couleurs sombres la situation du chômage, avec 19 millions de travailleurs sans emploi dans certaines villes d'Amérique Latine et un taux de chômage oscillant autour des 10%. Mais l’Europe n’est pas épargnée avec des écarts très marqués et des situations du marché du travail dans les différents pays de l’Union européenne encore largement diversifiées. Des groupes de pays se distinguent, des pays du Nord de l’Europe aux taux d’emploi élevés à tous les âges de la vie, aux pays entrants à fort chômage.

 

L’emploi : enjeu de développement durable

Au delà d’une conjoncture défavorable, l’objectif de considérer l’emploi comme enjeu de développement durable est bien de l’intégrer comme une partie prenante du développement des personnes. A ce titre il est donc possible de l’envisager au regard de problématiques intrinsèques au marché de l’emploi mais qui doivent être endiguées pour favoriser l’épanouissement humain.

 

Discriminations à l’emploi

Si des préoccupations communes aux États émergent pour accroître le taux d’emploi global des personnes de 15 à 64 ans, l’accès à l’emploi des femmes, des personnes issues de l’immigration, des jeunes et des seniors doit encore être consolidé. Mondialement, il s’avère que ces catégories sociales sont les plus touchées par le chômage et ce pour des raisons différentes.


Ainsi :

On estime qu’en 2008, 6% des travailleurs dans le monde étaient à la recherche d'un emploi, contre 5,7% en 2007. L'expérience montre que plus les gens restent au chômage, plus leur « employabilité » se détériore, diminuant leurs facultés à trouver un nouvel emploi.

Disparités face à la précarité

 

En France


 

Répartition du taux de chômage par région en 2006

On observe une baisse globale du taux de pauvreté de 1,4 en 20 ans.
Il concerne 12 à 13% des personnes en France et presque 30% des familles monoparentales.

 

En Midi-Pyrénées

Grâce à la conjoncture économique favorable des secteurs industriels, le taux de chômage s’est rapproché de la moyenne nationale pour atteindre 9,7% en 2006. Le chômage des femmes reste lui supérieur à la moyenne 11,5% en 2004 contre 8,4% pour les hommes. La part de jeunes demandeurs d’emploi quant à elle reste très forte. Mais au-delà de ces chiffres, il est reconnu que pour aider les personnes à sortir durablement de la pauvreté, améliorer la croissance économique et la compétitivité de notre territoire, il convient de créer des emplois de meilleure qualité et d’investir davantage dans le capital humain et social.

Taux d’activité

Chômage

  1. La part des femmes au chômage est plus élevé dans la région qu’en France.
  2. Les chômeurs résident principalement en Haute - Garonne (50%) et dans le Tarn (13,5%).
  3.  

On observe une précarité en Ariège et dans certains pôles urbains. La précarité financière au seuil de 60 % du revenu médian national en 2006 = 845 euros par mois et par unité de consommation (régimes général et agricole). Une économie sociale et solidaire est plus marquée au nord de la région. Les pratiques solidaires combinent un engagement social à l’initiative économique et obligent les porteurs de projets à mieux prendre en compte la dimension humaine. Elles peuvent déboucher sur l’expérimentation, la création de modèles alternatifs d’insertion sociale, de relations économiques (organisation en coopérative…) ou plus simplement sur la promotion de valeurs éthiques.
De nouvelles méthodes de management voient le jour. L’éthique intervient de façon positive sur toutes les dimensions du management : stratégie à long terme, aide à l’analyse, résolution des conflits par la discussion et le consensus, prise en compte des points de vue des différents acteurs, responsabilisation des salariés, réduction des coûts de contrôle, culture d’entreprise, valeurs communes, cohésion d’équipe…
Elle permet aussi de renforcer les liens de confiance et coopération au sein d’un territoire, et donc de contribuer au dynamisme local (économique, culturel…).

La dynamique économique régionale est dopée par quelques secteurs-clés, en tête desquels l’aéronautique. Le tissu industriel manque de diversité et se concentre sur l’aire urbaine de Toulouse ; quelques secteurs traditionnels connaissent des difficultés de reconversion. Favoriser des projets qui ont des retombées sur le territoire significatives, en particulier en termes d’emplois (nombre et type de contrat, mixité…) et d’activités (contribution au développement de filières d’excellence, contribution à la diversification de l’économie régionale) ou de services est primordial pour garantir une dynamique économique régionale, condition d’attractivité et du maintien de la population. Pour assurer une dynamique pérenne, la capacité d’innovation des entreprises et l’évolution des savoir-faire seront déterminantes.

En Midi-Pyrénées le phénomène d’exclusion sociale qui s’accompagne d’une paupérisation d’une partie de la population touche plus spécifiquement les jeunes et les femmes. Il se traduit notamment par une inégalité d’accès à l’emploi, à la formation, au logement et par des disparités salariales. Ces inégalités sont qui plus est renforcées par des déséquilibres territoriaux en termes d’accès aux biens et services : l’emploi encore une fois, mais aussi l’éducation, la santé (zones sous médicalisées) ou la culture.

 

Lutter contre le phénomène des travailleurs pauvres

Les personnes qui, tout en ayant travaillé une partie de l’année, sont en situation de pauvreté monétaire, c’est-à-dire vivent dans un ménage dont l’ensemble des revenus ne suffit pas à offrir à ses membres un niveau de vie supérieur au seuil de pauvreté, constituent les travailleurs pauvres. Le seuil de pauvreté monétaire employé dans cette étude est fixé à 60% du niveau de vie médian, soit 9670 euros annuels en 2005. Sont pauvres les individus dont le niveau de vie est inférieur à ce seuil. 

Comme il l’est rappelé dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le fait de travailler doit permettre de vivre dignement.
Or, d’après les nouvelles estimations du Bureau International du travail sur la pauvreté, en 2007 au niveau mondial, la proportion de travailleurs pauvres gagnant moins de 1,5 dollar par jour était de 20,6% et de 40,6% pour les travailleurs gagnant moins de 2 dollars par jour. Parmi eux 4/5 sont des travailleurs pauvres d’Afrique sub-saharienne et d’Asie du Sud.
Même si les pays en voie de développement semblent plus touchés par cette problématique, force est de constater que, selon la définition française du « travailleur pauvre », 1,7 millions de personnes sont dans cette situation sur le territoire français et 14 millions de travailleurs dans l’Union Européenne, représentant ainsi 7% de la population active européenne.

 

Des conditions de travail décentes :

Dans tous les pays, qu'ils soient en voie de développement ou développés, les employeurs ont la responsabilité des conditions de travail de leurs salariés, et ont donc l'obligation de procurer des conditions de travail décentes et propices à un bien-être physique et mental, ainsi qu'à une meilleure productivité (qui bénéficiera au final à l'employeur).

Le monde d’aujourd’hui est confronté à de nombreux déficits en matière de travail décent. Cela se manifeste sous la forme de chômage et de sous-emploi, d’emplois improductifs et de faible qualité, de travaux dangereux et de revenus précaires, de droits bafoués et d’inégalité entre les sexes. De nombreux travailleurs migrants sont particulièrement exposés à l’exploitation, au déni des droits de représentation et d’expression, au manque de protection contre la perte de revenu en cas de maladie, invalidité, vieillesse.

Ainsi l’OIT (organisation internationale du travail) note que la croissance économique mondiale a de plus en plus de mal à se traduire par des emplois nouveaux et meilleurs qui permettraient de réduire la pauvreté.

 

Perspectives: penser global, agir local

Des ambitions internationales :

Pour lutter contre ces phénomènes les instances internationales affichent leur implication :

De même la stratégie de Lisbonne (2000) se donne pour objectif de faire de l’Europe "l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale, dans le respect de l’environnement".

 

Remettre l’homme au centre de l’économie :

Cependant, force est de constater qu’au delà des déclarations, se sont bien souvent les acteurs dits « de terrain » qui construisent des réponses concrètes répondant aux besoins des populations et des territoires. A ce titre, les acteurs de l’économie sociale et solidaire interrogent l’idée selon laquelle il faut privilégier l’économie et la croissance, et proposent au contraire d’avancer de façon égale sur les 3 piliers économiques, sociaux et environnementaux.

N.B. : on peut distinguer l’économie sociale qui repose sur des principes d'engagement volontaire (libre adhésion), d'égalité des personnes (1 homme 1 voix), de solidarité entre membres et d'indépendance économique ; et l’économie solidaire ayant pour vocation d’expérimenter de nouveaux "modèles" de fonctionnement de l'économie mettant l’homme et l’environnement au centre de leur projet.

L’économie sociale et solidaire trouve sa place dans l’ensemble des corps de métier et propose des réponses en terme de commerce équitable entre pays du nord et du sud, construit des alternatives en terme d’insertion. En France, au 31 décembre 2006, associations, coopératives, mutuelles et fondations sont investies dans la plupart des secteurs d'activité, et comptent 203 000 établissements qui emploient 2 100 000 salariés, soit près de 10% de l'ensemble des emplois salariés.(Source Insee).

L’insertion par l’activité économique (IAE) trouve sa place dans ce mouvement consistant à employer des personnes en situation de grave difficulté sociale dans le but de contribuer à leur réinsertion sociale. L'IAE se fonde sur le principe selon lequel le fait d'occuper un emploi et de travailler est un facteur essentiel de réinsertion sociale. Elle peut constituer un des volets de la réinsertion, avec le retour à un logement autonome, le suivi médical ou psychique, etc.

 

Les dispositifs d’insertion par l’activité économique : un parcours vers l’emploi

Plusieurs dispositifs existent : les ateliers chantiers d’insertion, les entreprises d’insertion, les associations intermédiaires et les entreprises de travail temporaire d’insertion. En 2006, 253 000 salariés en insertion ont été embauchés ou mis à disposition par une des 5 300 structures d’insertion par l’activité économique du territoire français.

L’objectif de l’insertion par l’activité économique (IAE) est de proposer une activité à une personne qui rencontre des difficultés particulières d’accès à l’emploi, en lui permettant de retrouver une place dans le monde du travail, à l’aide d’un accompagnement social et professionnel et/ou d'un encadrement technique spécifique, à travers :

Quatre dispositifs existent. Ils trouvent chacun leur pertinence dans le parcours des personnes quant à leur capacité à remobiliser, à redynamiser, à permettre un accès à l’emploi.

 

Type de dispositif Fonctions Exemple de support d'activité
Atelier Chantier d’insertion (ACI) Un ACI constitue un dispositif d’insertion sociale et professionnelle, porté par un organisme de droit privé à but non lucratif ou un centre communal, ou intercommunal, d’action sociale, une commune ou un établissement public de coopération intercommunale. Ils peuvent être organisés ponctuellement ou de manière permanente.
Leurs activités peuvent s’exercer dans l’ensemble des secteurs d’activité dès lors que les avantages et aides octroyés par l’Etat ne créent pas de distorsion de concurrence et que les emplois ainsi créés ne se substituent pas à des emplois privés ou publics existants.
Les ACI développent ainsi des activités d’utilité sociale qui ne sont rentables ni dans les conditions de droit commun, ni dans le cadre d’une entreprise d’insertion, en raison des contraintes d’organisation qui leurs sont propres, notamment la productivité particulièrement faible des salariés embauchés parmi les publics en situation d’exclusion sociale.
  • services aux particuliers (ménage, repassage, bricolage, jardinage)
  • services aux entreprises
  • environnement (aménagement berges de rivières, entretiens sentiers randonnées)
  • agriculture (maraîchage, élevage, parfois agriculture biologique)
  • espaces verts (entretien, élagage)
  • travail du bois (fabrication de mobilier et d’objets divers)
  • bâtiment (rénovation petit patrimoine bâtit, construction traditionnelle)
  • restauration (traditionnelle ou collective)
  • recyclage (électroménager, informatique, carton)
  • nettoyage industriel
  • transport logistique
  • gardiennage
  • etc .
Entreprise d’insertion
(EI)
L'entreprise d'insertion se situe dans l'économie marchande. Comme toute entreprise, elle produit des biens et des services destinés au marché et ses ressources proviennent essentiellement de ses ventes. Les aides de l'Etat viennent compenser l'effort spécifique qu'elle consent pour l'embauche de personnes en difficulté : surcoûts liés à la rotation des personnes en difficulté et à leur faible productivité, coût de leur encadrement et de l'accompagnement social.
Elle peut adopter toute forme juridique notamment celle d'une société anonyme, d'une société à responsabilité limitée (coopérative ou non) ou d'une association régie par la loi de 1901.
Association intermédiaire
(AI)
L'A.I a pour objectif la mise à disposition de salariés à titre onéreux mais à but non lucratif, dans des conditions dérogatoires du droit commun relatif au travail temporaire.
La mise en situation de travail permet alors de mesurer les capacités de retour à l'emploi des personnes en insertion. Le contrat de mise à disposition qu'elle propose à son salarié s'intègre dans un projet professionnel défini et conduit la personne à accéder à un emploi durable dans les conditions ordinaires du marché du travail.
Entreprise de travail temporaire d’insertion
(ETTI)
Les ETTI embauchent des personnes en grande difficulté, pour les mettre à disposition d’entreprises.
Ces missions en entreprises constituent donc un des derniers maillons du parcours d'insertion, ce qui implique qu'elles s'organisent de façon à permettre l'accès du salarié au marché du travail dans des conditions de droit commun. Elle peut adopter toute forme juridique notamment celle d'une société anonyme, d'une société à responsabilité limitée (coopérative ou non) ou d'une association régie par la loi de 1901.

 

Cartographie des structures d’insertion par l’activité de Midi-Pyrénées

 

Exemples de solutions en Midi-Pyrénées

 

Lycée Louis Querbes de Rodez (Aveyron) : Projet solidarité Maroc.
L'objectif du projet est d'aider au développement du village de Tatiouine mais ce projet permet surtout de mener une action concrète dans le cadre d'une politique d’aide au développement, de découvrir et de s'enrichir d'une autre culture. Les élèves ont aidé à la réfection d’une école et ont distribué du matériel scolaire et des vêtements.
Pour en savoir plus : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-querbes-rodez/

 

Bibliographie :

 

Agir ensemble pour un tourisme durable - Un guide pour informer, sensibiliser, encourager et passer à l'action

Toselli U. - Ed. Comité 21 – 2008 - 62 p.
Mots clés :  Acteurs de l'environnement; Tourisme; Développement durable; Information; Sensibilisation; Ecocitoyenneté; Mode de vie; Concertation; Transport; Changement climatique; Expérience; Entreprise; Association; Label écologique; Ethique; Méthodologie; Partenariat; Protection de l'environnement.
Réf: 6865 T - Guide

 

Être solidaire

Vibert E.; Binet H. - Ed. Plume de Carotte - Coll. Et si on vivait autrement ? - 2008 - 47 p.
Mots clés :  Commerce équitable; Consommation; Tourisme; Ethique; Développement durable; Mode de vie; Démocratie participative; Partenariat; Ecocitoyenneté; Ressource naturelle;Ecologie.
Réf: 6857 K - Ouvrage

 

Les placements éthiques et solidaires

Alternatives Economiques - Coll. Pratique - 2008 - 184 p.
Mots clés : Développement durable; Ethique; Economie solidaire; Economie; Financement.
Réf: 6847 K - Revue

 

80 hommes pour changer le monde - Entreprendre pour la planète

Darnil S.; Le Roux M. - Ed. Jean-Claude Lattès - 2005 - 282 p.
Mots clés :  Développement durable; Entreprise; Consommation; Ecotourisme; Ethique; Exemple; Europe; Amérique; Amérique du Sud; Asie; Afrique; Ecocitoyenneté.
Réf: 6244 K - Ouvrage

 

Les sociétés traditionnelles au secours des sociétés modernes

Rabourdin S. - Ed. Delachaux et Niestlé - Coll. Changer d'ère-2005- 223 p.
Mots clés :  Ecologie; Ethnologie; Mode de vie; Société; Ecosystème; Ressource naturelle; Milieu naturel; Conservation; Croissance économique; Impact; Développement durable.
Réf: 6352 K - Ouvrage

 

Coopération et développement durable - Vers un partenariat scientifique Nord-Sud

Bolay J.C.; Schmid M. - Ed. Presses Polytechniques et Universitaires Romandes - Coll. Logiques territoriales - 2004 - 183 p.
Mots clés :  Développement durable; Coopération transfrontalière; Société; Technologie; Pays En développement ; Recherche scientifique; Partenariat; Industrie; Ville; Gestion; Ressource naturelle; Biotechnologie; Energie renouvelable; Politique énergétique; Ecologie urbaine.
Réf: 6262 K - Ouvrage

 

Atlas mondial du développement durable - Concilier économie sociale et environnement

Sacquet AM. - Ed. Autrement; Comité 21 - Coll. Atlas / Monde - 2002- 77 p.
Mots clés : Atlas; Environnement international; Climat; Ressource en eau; Sociologie; Biodiversité; Développement durable.
Réf: 5470 K - Ouvrage

 

L’insertion au service de l’emploi

Alternative économique; Hors-série Pratique n°30; septembre 2007

 

L’économie sociale de A à Z

Alternative économique; Hors-série Pratique n°22; janvier 2006

 

L’insertion par l’activité économique. Guide Pratique

Paris, La découverte/Syros, 2001

 

L'économie solidaire. Une perspective internationale

Laville J.-L., Hachette, 2007

 

Les politiques de l’emploi

G. Grangeas, J.M. Le Page, puf, coll. « Que sais-je ? », 1992

 

Le chômage en France

Jean-Michel Fahy, puf, coll. « Que sais-je ? », 2001

 

Le salarié de la précarité, les nouvelles formes de l’intégration professionnelle

Serge Paugam,  Presse Universitaire de France, 2000

 

La nouvelle économie sociale, efficacité, solidarité et démocratie

Christophe Fourel, Paris, la découverte/Syros, 2001

 

Sitographie :

 

Les institutions internationales

 

Nations Unies
http://www.un.org/fr/
http://www.un.org/esa/sustdev/csd/csd15/lc/nsds_experiences.pdf

 

Organisation de Coopération et de Développement Économiques
http://www.oecd.org/maintopic/0,3348,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html

 

Organisation Internationale du Travail
http://www.ilo.org/global/About_the_ILO/lang--fr/index.htm

 

Alliance pour une Économie responsable plurielle et solidaire
http://aloe.socioeco.org

 

Sur le plan européen

 

Commission Européenne : emploi, affaires sociales et égalités des chances
http://ec.europa.eu/employment_social/spsi/main_studies_on_ss_fr.htm
http://ec.europa.eu/employment_social/spsi/poverty_social_exclusion_fr.htm

 

Europa : le portail de l'Union Européenne
http://europa.eu/legislation_summaries/employment_and_social_policy/social_inclusion_fight_against_poverty/index_fr.htm

 

Association Européenne pour la défense des Droits de l'Homme
http://www.aedh.eu/-Pauvrete-et-inclusion-sociale-.html

 

Confédération Européenne des Syndicats (CES)
http://www.etuc.org/a/1312

 

En France

Ministère de l'Ecologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/DEFIS-II-F.pdf
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/INDICATEUR9.pdf
http://www.developpement-durable.gouv.fr/

 

Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/

 

Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale
http://www.onpes.gouv.fr/

 

Observatoire des inégalités
http://www.inegalites.fr/

 

INSEE: données chiffrées
http://www.insee.fr

 

Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale
http://www.fnars.org/

 

En Midi-Pyrénées

 

Région Midi-Pyrénées
http://www.midipyrenees.fr/IMG/pdf/chap4_V060606.pdf

 

Chambre Régionale de l'Économie Sociale et Solidaire 
 http://cress-midipyrenees.org/

 

Réseau des Territoires pour l'Économie Solidaire
http://www.rtes.fr/

 

Sources

 

L’Europe s’engage en Midi-Pyrénées - Feder, instruire un projet au regard de l’environnement et du développement durable – 2008.

CD Rom développement durable les fondamentaux. Outil de sensibilisation des acteurs des territoires de Midi-Pyrénées. Arpe. Septembre 2008

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