ÉPANOUISSEMENT DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS
Contexte, état des lieux dans le monde, en Europe, en France et en Midi-Pyrénées : constats, mots-clés, quelques chiffres clés
L'Indicateur de Développement Humain
L’IDH associe 3 indices :
- Indicateur de la longévité et de la santé : l’espérance de vie à la naissance.
- Indicateur de l’instruction et de l’accès au savoir : Indice d’alphabétisation des adultes + Indice de scolarisation.
- Indicateur de niveau de vie décent : Produit Intérieur Brut par habitant.
Les indicateurs de développement reposaient jusqu’à présent essentiellement sur des indices économiques (taux de croissance). Aujourd’hui de nouveaux indicateurs comme les Indicateurs de Développement Humain permettent de prendre en compte d’autres facteurs comme la santé ou l’éducation.
Classement des pays par IDH (source : ONU, 2005)
Moyenne mondiale : 0,747.
Pays à développement humain élevé (IDH ≥ 0,8) : 70 pays.
Europe, Amérique du Nord, Australie + certains pays d’Amérique du Sud et d’Asie
1. Islande = Norvège : 0,968.
10. France : 0,952.
Pays à développement humain moyen (0,8 > IDH ≥ 0,5) : 84 pays.
Certains pays d’Amérique du Sud, d’Asie, d’Afrique dont la Chine et l’Inde
Pays à faible développement humain (0,5 > IDH ) : 21 pays.
Pays en développement (certains pays d’Afrique noire) : 174. (dernier rang) : Sierra Leone : 0,336.
Culture
Dans le monde on observe une domination des mœurs et de la culture occidentale (matérialisme) sur les cultures traditionnelles ainsi qu’une mondialisation de la culture américaine (américanisation) par la diffusion de produits cinématographiques, télévisuels, musicaux et la consommation de produits quasi standardisés sur la planète (pizza, restaurants de fast-food, etc.).
Il existe aussi une anglicisation des langues : disparition de nombreuses langues et dialectes et un impérialisme culturel : domination des cultures minoritaires dans certains pays par des moyens politiques (force militaire, financière, maîtrise des médias).
Extrait de la Déclaration universelle de l'Unesco sur la diversité culturelle de 2001
“Les droits culturels sont partie intégrante des droits de l’homme, qui sont universels, indissociables et interdépendants. L’épanouissement d’une diversité créatrice exige la pleine réalisation des droits culturels (…). Toute personne doit ainsi pouvoir s’exprimer, créer et diffuser ses oeuvres dans la langue de son choix et en particulier dans sa langue maternelle ; toute personne a le droit à une éducation et une formation de qualité qui respectent pleinement son identité culturelle ; toute personne doit pouvoir participer à la vie culturelle de son choix et exercer ses propres pratiques culturelles, dans les limites qu’impose le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.”
Sites culturels inscrits au patrimoine mondial de l’Humanité

La diversité des langues dans le monde :
105 langues officielles existent dans le monde.
Notre planète est souvent comparée à une tour de Babel, avec ses 6800 langues réparties dans plus de 220 pays (ou États). Théoriquement, on compterait donc 30 langues par pays. Mais la réalité est toute autre: quelques rares pays (Barbade, Cuba, Corée du Nord, Corée du Sud, Maldives, Islande, Liechtenstein) n'en comptent qu'une seule, alors que certains autres en dénombrent des dizaines, sinon plusieurs centaines, le cas le plus impressionnant demeurant sans doute l'île de la Nouvelle-Guinée (en Papouasie-Nouvelle-Guinée). De plus, les frontières politiques des États ne coïncident pas toujours avec les frontières linguistiques. C'est ainsi que l'on peut constater à l'intérieur d'un État l'existence de plusieurs langues, alors que certaines autres langues bénéficient d'aires d'expansion considérables et sont parlées bien au-delà des frontières d’un seul État.
Bien que l'on soit parvenu à chiffrer avec une certaine précision la composition linguistique de l'humanité, on ne réussira jamais à déterminer le nombre exact de langues dans le monde. On peut en effet affirmer que toute donnée statistique concernant cette question est nécessairement approximative. Les causes sont liées avant tout à des problèmes d'ordre terminologique, méthodologique, politique, idéologique, parfois économique.
Langues les plus parlées dans le monde : chinois mandarin, espagnol, anglais, arabe classique, bengali, le français est en 12ème position avec 77 millions de personnes le parlant.
Différence avec les langues du réseau Internet : anglais (82,3 %), allemand (4,0 %), japonais (1,6 %), français (1,5 %) et espagnol (1,1 %).
Une politique de la culture en Europe
Protection du patrimoine culturel des États membres : modération du principe de libre circulation des marchandises concernant les trésors nationaux artistiques, historiques ou archéologiques.
Établissement d'un système de taxation réduite pour certains produits et services culturels : livres, droits d'auteur, expositions, musées, entrées de cinéma, de concerts.
Promotion de la diversité culturelle à travers la Charte des droits fondamentaux.
Directive sur la Télévision sans frontières : marché commun de la radiodiffusion télévisuelle et développement de l’industrie des programmes dans les États membres.
Vingt langues officielles dans l’Union et nombreuses langues régionales et minoritaires parlées par des segments de population : estimées à 150 parlées par près de 50 millions de personnes.
Anglais : langue globalement la plus parlée en Europe (51 %).
Allemand : langue maternelle la plus parlée.
En France
Il existe une défense des arts nationaux (en particulier la musique et le cinéma) vis-à-vis d'une « industrie américanisée » : le système des quotas. Il s’agit du décret TASCA (17/01/1990) avec deux types de quotas pour le cinéma et l'audiovisuel :
- quotas de production d'œuvres cinématographiques ou audiovisuelles françaises et européennes,
- quotas de diffusion d’œuvres européennes et françaises.
Il y a aussi la Loi (01/02/1994) des quotas pour les radios françaises quant à la diffusion des titres francophones et de nouveaux talents.
La France est le pays de l’Union européenne dont le patrimoine linguistique est le plus riche et le plus varié (75 langues avec l’outre-mer).
Les langues " régionales " ou " non territoriales " sont des langues minoritaires parlées par des citoyens français sur le territoire de la République, sans être une langue officielle d’aucun État.
En Midi-Pyrénées
On recense :
- Arts plastiques : 7 centres d’art contemporain.
- Cinéma : 125 cinémas, 236 écrans dont 50 classés « art et essai », 16 festivals et rencontres cinématographiques subventionnés.
- Livres : 162 bibliothèques municipales, 8 bibliothèques départementales.
- Musées : 66 musées classés.
- Musique et danse : 6 scènes de musiques actuelles, 34 festivals de musiques subventionnés, 3 festivals de danse subventionnés.
- Patrimoine – Architecture : 3 Villes et pays d’art et d’histoire (Les Bastides du Rouergue, Figeac et Montauban), 3 Villes d'art (Toulouse, Lectoure et Cahors), 2 455 monuments protégés.
- Théâtre : 13 festivals de théâtre et spectacles subventionnés.
Zoom sur la culture occitane
L’Occitanie dépasse les frontières de Midi-Pyrénées même si son berceau reste Toulouse. Elle va des côtes de l’Atlantique en Gironde en passant par le Limousin et s’étend jusqu’aux frontières de l’Italie.
Le lien avec le développement durable est évident par :
- Le respect de l’autre et de son ou ses identités.
- Le lien intergénérationnel garant de la transmission et donc de sa perpétuation et de sa reproduction.
- Le lien culturel dans la latinité.
- L’intégration à une région par la connaissance culturelle et linguistique même si dans l’histoire il y a eu beaucoup de discriminations autour de la culture occitane. Aujourd’hui la culture occitane renaît un peu mais sommes nous tous égaux devant la culture ? Ou l’Etat nous impose-t-il sa culture dominante, le nivellement par le français ?
- Le lien avec l’environnement via la toponymie des lieux : La pujade = ça monte (occitan : montée). Peyrolières = fabricant de chaudrons (occitan peyrol : chaudron). Capitole = chapitre (Capitoli siège de la république de Toulouse depuis 1189).
Les disparités
Une personne sur 6 dans le monde ne peut satisfaire ses besoins essentiels.
La majorité des personnes sous-alimentées se trouvent en Asie (Inde et Chine). On note une amélioration en Asie et Amérique du Sud et une détérioration en Afrique.

Source : FAO, 2003
Environ 13 % de la population mondiale demeure sous-alimentée. En Afrique équatoriale du Sud, Corée du Nord et Tadjikistan on atteint 1/3 à ¾ de la population.
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L’eau
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Dans le monde
Il existe de nombreux problèmes de qualité de l’eau qui concernent 80% des maladies dans les pays en voie de développement.
2,3 milliards de personnes sont touchées. On compte 5 millions de morts chaque année, dont plus de 200 000 enfants soit chaque jour 6 000 enfants.

Fortes disparités dans la répartition de l’eau
D’ici 2025, 1 personne sur 3 dans le monde sera concernée par une ressource en eau insuffisante.
1,4 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable.
2,4 milliards sont privés d’une infrastructure sanitaire correcte.
Plus de 100 millions d’Européens n’ont pas accès à l’eau potable.
Dans les pays de l’Europe centrale et orientale cela concerne 16 % de la population.
Ecole et travail
Dans le monde :
72 millions d’enfants sont non scolarisés en 2005, 1 enfant sur 4 est au travail, 487 millions de travailleurs pauvres vivent avec 1 $ par jour soit plus de 16 % des employés.
Parité
En France
Moins de 20 % des députés sont des femmes.
Elles représentent pourtant presque 50 % des candidats.
Zoom sur les discriminations
Enjeux
D’un point de vue international, depuis 1948, l’Article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme indique que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » ; et l’article deux ajoute que « chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ». La notion de développement durable incluant la notion de développement humain, la lutte contre les discriminations s’y intègre naturellement.
Dans la stratégie nationale de développement durable de 2003-2008, la prise en compte de la lutte contre les discriminations s’articule autour des enjeux d’inclusion sociale, de démographie et d’immigration. Selon cette stratégie ce volet du développement durable se traduit par le besoin de renforcement de la cohésion sociale et des réponses à apporter à un ensemble de défis sociaux : pauvreté, exclusion, condition de vie des personnes âgées, intégration de personnes immigrées, accès au logement, à l’éducation et accès à l’emploi… Ceci s’intègre dans la charte de l’environnement dont le 5ème considérant a pour objectif l’épanouissement de la personne. Cependant, il faut noter que cette prise de conscience est le résultat d’un long cheminement collectif.
Etat des lieux :
Une réflexion comme fruit d’une histoire
La première prise de conscience de la nécessité de considérer cette problématique apparaît au lendemain de la seconde guerre mondiale, lorsque l’humanité a pris conscience qu’elle pouvait s’autodétruire et qu’il était donc fondamental de poser des cadres de respect universel. Cependant, la notion de discrimination apparaît plus explicitement avec la création de l’Europe dans la mesure où le refus de la discrimination, du moins du point de vue de la nationalité, s’est logiquement trouvé au centre du droit communautaire et s’est étoffé à mesure des interpellations.
Ce n’est qu’en 2000, avec les directives RACE et EMPLOI
que les membres de l’Union Européenne sont contraints de prendre des dispositions particulièrement innovantes. Ces directives posent notamment le fait que les principes d’égalité et de non-discrimination sont équivalents, et définissent quatre formes de discrimination :
- directe : lorsque pour des raisons de race ou d’origine ethnique, une personne est traitée de manière moins favorable qu’une autre dans une situation comparable,
- indirecte : lorsqu’une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre est susceptible d’entraîner un désavantage particulier pour les personnes d’une race ou d’une origine ethnique donnée, à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique ne soit objectivement justifié par un objectif légitime et que les moyens de réaliser cet objectif ne soient proportionnés,
- le harcèlement : considéré comme une forme de discrimination lorsqu’un comportement indésirable lié à la race ou à l’origine ethnique se manifeste, qui a pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant et offensant,
- la demande à discriminer : tout comportement consistant à enjoindre quiconque à pratiquer une discrimination à l’encontre de personnes pour des raisons de race ou d’origine ethnique est considéré comme une discrimination.
Cependant, la discrimination n’est pas véritablement intégrée dans le cadre légal français. La supra-nationalité du droit européen s’appliquant de fait au droit français qu’à partir de 2001.
Loi n°2001-1066 du 16 novembre 2001 où elle devient un délit avec des peines encourues lourdes et encore méconnues.
Un cadre législatif précis
Le fait de discriminer n’est pas en soit illégal dans la mesure où ce terme définit le fait de faire un choix. En revanche ce choix devient illégal s’il :
- s’agit d’une rupture d’égalité de traitement dans une situation comparable,
- repose sur un ou plusieurs des 17 critères prohibés (âge, sexe, origine réelle ou supposée, appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race, situation de famille, orientation sexuelle, mœurs, caractéristiques génétiques, apparence physique, handicap, état de santé, état de grossesse, patronyme, opinions politiques, convictions religieuses, activités syndicales, adhésion mutualiste),
- s’exerce dans un des trois champs suivants : accès au droit, fourniture d’un bien ou d’un service, vie professionnelle.
Au-delà de ce cadre légal, il ne s’agit pas de situation de discrimination. Cependant, force est de constater que le fait de faire appel à la justice pour une victime de discriminations peut être laborieux dans la mesure où il faut pouvoir recueillir un certain nombre de preuves et souvent être accompagné pour faire aboutir la plainte.
Un phénomène difficilement quantifiable :
La discrimination est un phénomène insidieux et changeant qu’il peut être difficile de quantifier et donc de combattre efficacement. Il n’existe pas d’indicateur unique qui permette de mesurer l’évolution de ce phénomène, mais les données disponibles montrent clairement que les disparités résultant de la discrimination sont importantes et lentes à se résorber.
Des considérations liées à la protection de la vie privée ainsi que des obstacles idéologiques et politiques entravent souvent la collecte de données. En outre, de nombreux pays ne cherchent pas à quantifier les disparités car ils craignent d’aviver les tensions. Cela soulève une question importante, celle de savoir comment concilier protection des données personnelles et droits des personnes au respect de la vie privée, d’une part, et, d’autre part, la nécessité de suivre l’évolution de la discrimination au moyen d’outils statistiques.
Cependant au regard des chiffres dont nous pouvons disposer, se situant principalement dans la sphère professionnelle, il s’avère que le relevé de faits discriminants n’a cessé d’augmenter.
Les principaux phénomènes de discriminations relevés se situent dans la sphère professionnelle et semblent s’intensifier :
Ainsi en 2008, la HALDE a reçu 7788 réclamations, soit 25% de plus qu'en 2007, dont la moitié concernent l'emploi, indique-t-elle dans son rapport annuel. Ces cas de discriminations dans l'emploi portent d'abord sur le déroulement de carrière (38%) puis sur le recrutement (12%) : ils sont près de deux fois plus nombreux dans le secteur privé que dans la fonction publique. Par ailleurs, près de 4 fois sur 5, un candidat à l'embauche d'origine hexagonale ancienne sera préféré à un candidat d'origine maghrébine ou noire africaine selon une enquête nationale par tests de discrimination conduite en France sous l'égide du Bureau international du Travail en 2007
"Les discriminations à raison de 'l'origine' dans les embauches en France" ; 15 mars 2007.
Au niveau international, en terme d’égalité homme / femme le chemin est encore long, ainsi le directeur du Bureau International dans son rapport de 2007 sur l’égalité au travail note que certes les opportunités qui s’offrent aux femmes en matière d’emploi ont augmenté, et on les voit aujourd’hui mener des carrières qui semblaient autrefois réservées aux hommes. Néanmoins, et malgré des études de plus en plus longues, leurs gains demeurent, en moyenne, inférieurs à ceux des hommes. Par ailleurs, elles ont du mal à concilier obligations familiales et travail rémunéré sans compromettre leurs chances de promotion ou d’amélioration de leurs compétences. Même lorsqu’elles y arrivent, leur rémunération demeure inférieure à celle des hommes.
Perspectives :
Prise de conscience ou amplification des phénomènes de discrimination :
Ces résultats demandent à être interrogés dans la mesure où des phénomènes de discrimination sont récents, de même que la sensibilisation des personnes et des institutions. On peut s’interroger sur le fait que les chiffres mettent en évidence des phénomènes peu ou pas mis à jour jusqu’alors, ou sur le fait que ces mêmes statistiques parviennent à poser un constat objectif sur des éléments ressentis.
Le fait est que les organisations mondiales ne doivent pas fléchir leur vigilance et garder la non-discrimination comme une priorité pour accompagner une économie de plus en plus mondialisée, pour garantir la qualité des échanges et le respect entre les individus et les nations.
Des engagements nationaux et internationaux :
De nombreuses organisations se sont positionnées et militent contre la discrimination et le racisme aux niveaux national et international, et accompagnent les victimes dans leurs démarches, mais il est nécessaire que les institutions s’emparent également de cette problématique.
C’est dans cet objectif qu’a été créée la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) en 2005 avec pour missions de traiter des cas de discriminations et de promouvoir l’égalité. A ce titre elle peut mettre à jour des pratiques discriminatoires en aidant les victimes à constituer leur dossier, organiser une médiation, conduire des travaux d’études et de recherches et recommander des modifications législatives ou réglementaires.
Au niveau international la quasi-totalité des pays se sont engagés à combattre la discrimination et à promouvoir l’égalité de chances et de traitement sur le lieu de travail. L’Europe s’est dotée d’une Commission européenne contre le racisme et l'intolérance. L’Organisation internationale du Travail se consacre à améliorer l’accès des hommes et des femmes à un travail décent et productif, dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité et donc de non discrimination et l’ONU vient d’adopter un accord mondial visant à réaliser des changements concrets dans la lutte contre le racisme.
Conférence d’examen de Durban 20-24 avril 2009.
Cependant, il faut noter que les échanges tenus lors de l’adoption de ce texte montrent un climat géopolitique accentuant les tensions raciales à la hauteur de l’inquiétante augmentation des actes de haine et d'intolérance liée en partie au terrorisme et à l'accroissement des migrations, comme l’a déploré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale le 21 mars 2009.
Zoom sur le Mal logement
Enjeu :
Un logement digne pour tous : un enjeu de développement durable
La stratégie Nationale de Développement Durable 2003-2008 intègre dans les défis à relever celui de l’inclusion sociale. En France, il se traduit par le besoin de renforcement de la cohésion sociale et des réponses à apporter à un ensemble de défis sociaux dont l’accès au logement fait partie.
Même si la notion de logement est traduite différemment au niveau mondial, européen et national, elle intègre une dimension d'ordre social qui passe par la nécessité d’avoir un toit et des conditions de vie pour se construire et participer à la vie collective tout en disposant d’un espace privé, et ainsi accéder à sa dignité.
Cependant, ce principe, énoncé dans l’article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, est encore à conquérir tant au niveau mondial, européen, national que local.
Etat des lieux :
Situation mondiale du logement : des problématiques différentes selon le lieu d’implantation
Selon le rapport du programme des Nations Unies pour l’habitat sur l’état des villes dans le monde en 2008, un tiers de la populationdes pays pauvres vit dans des bidonvilles ou des taudis, ce qui représente plus de 800 millions de personnes au total. Une très grande partie de ces habitants, 500 millions au total, vivent dans les grandes villes d’Asie, et notamment en Inde.
Dans cette étude, seules les populations urbaines vivant dansles conditions les plus désastreuses, des bidonvilles aux baraques insalubres, sans eau courante notamment ont été identifiées. Par ailleurs, une partie des habitants des campagnes
vivent dans des conditions parfois très difficiles, et une grande
part des logements des villes ne sont pas considérés comme des
taudis, mais n’ont rien à voir avec les normes des pays riches.
Les pays du Sud sont confrontés à des défis considérables, liésnotamment à la progression très vive de leur population et à l’exode vers les villes. Les besoins en logements et en infrastructures qui y sont liées (traitement des déchets, réseaux urbains
d’énergie, alimentation en eau, etc.) sont énormes. Le ralentissement économique mondial rend leur situation encore plus délicate, d’autant que l’aide des pays riches se tarit.
Pour l’Amérique du Nord et l’Europe les difficultés liées au mal
logement sont davantage dues à des problèmes de ségrégation
résidentielle et de discrimination sur le marché immobilier et d’exclusion sociale marginalisant de nombreux foyers pauvres.
Le mal logement en Europe : une crise du logement venant impacter les politiques européennes
La considération et la définition du mal logement étant différentes entre les pays européens, la FEANTSA (Fédération Européenne d’Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri), dans le cadre du 5ème bilan de statistiques sur l’exclusion liée au logement en Europe, a développé une typologie de l’exclusion liée au logement appelée ETHOS (European Typology on Homelessness and housing exclusion), afin d'améliorer la connaissance et l'évaluation de ce phénomène en Europe.
La FEANTSA fournit chaque année plusieurs rapports venant éclairer les situations des plus exclus du logement et mettant en lumière les différents modes d’interventions des pays de l’Union Européenne, permettant ainsi d’élaborer des pistes de politiques publiques liées au mal logement.
Dans son dernier rapport de l’hiver 2008 « Logement et sans-abrisme : modèle et pratiques des différents pays européens », un article de Guillem Fernandez
(Associacio ProHabitatge) et Marc Uhry (Fondation Abbé Pierre) intitulé « La crise du logement et l’exclusion liée au logement » rapporte qu’au « niveau européen, Caritas (ONG humanitaire catholique) estime qu’il y a autour de trois millions de personnes sans-abris et 18 millions qui vivent dans des logements inadéquats. (…) nous pouvons dire que nous sommes dans une situation de crise (du logement) depuis de nombreuses années ».
En effet, la crise du logement en Europe peut être considérée de deux points de vue :
- une crise des besoins de logements due à un manque important de logements causée par une demande de logements beaucoup plus importante que l’offre dont les raisons peuvent en être de plusieurs natures : facteurs démographiques (accroissement naturel, exode rural), socioculturels (réduction de la taille des ménages) ou exogènes (catastrophe naturelle ou guerre) ;
- une crise du marché immobilier, plus récente, faisant suite à la crise financière, qui fait référence à une paralysie du marché, qui se manifeste par une réduction draconienne de la production de nouveaux logements et/ou un excédent d’offre que la demande ne peut compenser, que ce soit au niveau de la location ou de l’achat.
Dans ce sens, la situation actuelle peut être analysée comme étant la convergence de la crise historique des besoins en termes de logements et de la crise actuelle du marché du logement.
Le risque est alors de voir les chances d’amélioration des groupes les plus vulnérables s’amenuiser, aiguisant et fixant ainsi certains problèmes en termes de logements et créant de nouvelles situations d’exclusion sociale liée au logement. C’est dans ce contexte que s’intensifient les revendications en vue de l’établissement de normes de qualité et de priorités en termes de solutions de logements pour les personnes en situation de mal logement.
L’accès au logement en France : un parcours grippé…
En France, chaque année la Fondation Abbé Pierre rédige un rapport sur l’état du mal logement ayant pour vocation d’expliciter ce phénomène en fournissant une définition.
La définition du mal logement fournie par ce rapport retient cinq critères pour identifier le mal logement parce qu’ils permettent de décrire effectivement des situations que vivent, souvent douloureusement, les personnes en difficulté de logement : l’absence de logement, les difficultés d’accès au logement, le manque de confort et l’insalubrité, les difficultés de maintien, la mobilité difficile et « l’assignation à résidence » ainsi que des indicateurs afin d’alerter les pouvoirs publics sur l’ampleur et les conséquences de cette problématique.

Le rapport annuel 2009 dénonce le fait que 3 498 800 personnes vivent des problématiques fortes de mal logement en France, soit :
- 600 000 logements occupés par 1 million de personnes sont insalubres,
- 1 412 000 personnes n'arrivant plus à payer leur loyer,
- plus de 3,5 millions vivant en situation de surpeuplement,
- 88 400 ménages occupant un logement illégalement suite à une expulsion,
- 100 000 personnes sans domicile fixe,
- estimation basée sur un rapport de l'INSEE datant de 2001, représentant une fourchette basse selon la Fondation,
- 6 617 000 personnes serait en situation de réelle fragilité à court ou à moyen terme de logement,...
Pourtant depuis le 1er janvier 2008, l’Etat garantit le droit au logement, sous certaines conditions, aux personnes qui ne peuvent accéder par leurs propres moyens à un logement décent et indépendant. La loi du 5 mars 2007, intitulée droit au logement opposable (DALO) crée deux recours : un recours amiable devant une commission de médiation, puis à défaut de solution, un recours contentieux devant le tribunal administratif, afin de garantir à chacun un droit au logement effectif.
Le recours devant la commission de médiation est possible depuis le 1er janvier 2008. Le recours devant le tribunal administratif sera possible à partir du 1er décembre 2008 ou du 1er janvier 2012 selon le cas. Cette loi prévoit également un droit à l’hébergement opposable.
Cependant, même si cette loi peut être considérée comme une avancée en terme d’accès au logement et d’hébergement, il s’avère que les effets escomptés sont contraints par des enjeux techniques (manque d’information des personnes concernées, lourdeur des dossiers à construire) , une forte disparité entre les territoires (pression inégale, pression de la demande de logement, mobilisation inégale des acteurs locaux) et une insuffisance de l’offre de logement et d’hébergement.
C’est donc tout le circuit lié à l’accès au logement qui semble engorgé, avec une crise du logement instaurant une saturation du parc locatif privé et public (par les biais de logements sociaux), et par répercussion une saturation des dispositifs d’hébergement et d’accueil d’urgence (cf. exemple de dispositif), n’étant plus en mesure de répondre à l’ensemble des demandes.
Midi-Pyrénées : un cas d’école de la crise du logement
En Midi-Pyrénées, malgré l’attractivité économique, les personnes les plus modestes, loin de bénéficier des retombées de la croissance, éprouvent plus de difficultés à accéder à un logement et à s’y maintenir, dans des marchés immobiliers « tirés vers le haut ».
En effet, le nombre de logements sociaux est particulièrement faible (en 2002 : 38 logements HLM pour 1000 habitants. L’Etat du mal logement en France 2002 ; Rapport annuel Fondation Abbé Pierre), et la mauvaise répartition de ce parc HLM (1/3 du parc est dans l’agglomération toulousaine) associée à une stigmatisation de certains quartiers renforce la réticence des élus à construire du logement social. De plus, l’étalement urbain a pour effet d’augmenter la tension des marchés périphériques et ruraux et de réduire les espaces disponibles.
Par ailleurs, l’offre d’hébergement est elle aussi saturée : une étude commanditée par la DRASS de Midi-Pyrénées et réalisée par la Fnars auprès des 98 établissements et services gérant 1489 places (dont 1088 en CHRS) a mis en valeur que sur le mois d'Octobre 2007, en raison d’absence de places disponibles, 1650 refus pour l’hébergement immédiat et 384 refus pour l’hébergement différé ont été notifiés. Ce motif à lui seul représentant 80% des refus.
De l’accueil d’urgence au logement temporaire, quelle réponse en Midi-Pyrénées ?
- Différents dispositifs répondant aux différents besoins
| Type de dispositif | Fonction |
|---|---|
| Veille Sociale | |
| Veille Sociale |
Dispositif départemental chargé d’informer et d’orienter les personnes en difficulté, fonctionnant tous les jours de l’année et pouvant être saisi par toute personne, organisme ou collectivité. La veille sociale regroupe :
|
| Hébergement d'urgence | |
| Hébergement d'urgence (CHU) | Dispositif fonctionnant à la nuitée, se caractérisant par une durée d’accueil courte et se limitant à des prestations de gîte, couvert, hygiène et si possible un premier diagnostic sanitaire et social. |
| Hôtel Social | Ils acceptent les personnes ou les familles sans domicile pour une nuit ou pour quelques mois. Ils se différencient des centres d’hébergement d’urgence par le fait qu’ils offrent un espace privé pour chaque famille ou individu (lits au lieu de dortoirs) et offrent des facilités sanitaires et des cuisines privées ou à partager avec seulement quelques familles. |
| Hébergement d’insertion | |
| CHRS (Centres d'Hébergement et de réinsertion sociale) | 90% de ces centres sont gérés par des associations et 10% par des collectives locales (CCAS). Ils ont pour finalité la réinsertion des personnes et des familles connaissant de graves difficultés ou étant en situation de détresse. A ce titre, grâce à une équipe pluridisciplinaire, les CHRS assurent quatre missions essentielles :
La durée du séjour dans un CHRS est limitée par la législation à une période de 6 mois renouvelable si nécessaire. La difficulté pour trouver une solution indépendante nécessite souvent une prolongation du séjour dans les centres d’hébergement. |
| Logements ALT | Il s’agit d’unités de logement dispersées parmi le parc de logements publics et privés, gérées par des associations ou des collectivités locales. Ils reçoivent une aide financière pour fournir des unités de logement au public en difficulté. Les personnes acceptées sont celles en cours de réinsertion, principalement des familles. La durée du séjour est limitée à un an, renouvelable, mais cette durée est rarement respectée à cause des difficultés pour trouver un autre type de logement. |
| Maison | |
| Maison Relais | Dispositif destiné plus particulièrement aux personnes ne justifiant pas d’un accompagnement intense tel qu’en offrent les CHRS, mais éprouvant de grandes difficultés à accéder et à s’adapter à un logement individuel autonome. La particularité d’une maison-relais est d’offrir un habitat durable et non un logement temporaire. |
- Cartographie des dispositifs d’hébergement de Midi-Pyrénées :

Santé
De nombreux facteurs conditionnent la santé humaine. Parmi eux, la qualité des milieux (air, eau, sols…) déterminée par les contaminants (biologiques, chimiques, physiques) et les nuisances (bruit, insalubrité…) qu’ils véhiculent, ainsi que les changements environnementaux (variation climatique, biodiversité…) qui jouent un rôle fondamental. Le développement durable est une question de responsabilité collective et de responsabilité individuelle. Il impose de réaliser des choix en prenant en compte les effets directs et indirects de nos décisions, ici et ailleurs, pour aujourd’hui et pour demain.
Disparités face à l’espérance de vie
Baisse inégale des taux de mortalité infantile

Dans le monde on observe une baisse de 27 % du taux de mortalité des moins de cinq ans : 93 décès pour 1 000 naissances en 1990 contre 68 décès pour 1 000 naissances en 2007.
Dans les pays industrialisés nous sommes à six décès pour 100 000 naissances.
Des baisses considérables au Bangladesh, Bolivie et Népal avec plus de 50 % du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans ont été observées depuis 1990.
Dans plusieurs régions d'Afrique, le taux de mortalité des moins de cinq ans a baissé. En Érythrée, - 52 % entre 1990 et 2007, au Malawi, Mozambique, Niger et Éthiopie, - 40 % sur la même période.
D’autres régions d’Afrique et Sierra Leone ont plutôt stagné ou peu baissé : décès de 262 enfants sur 1 000 avant l’âge de cinq ans.
Fortes disparités face à la santé entre les pays développés et l’ensemble des autres pays

En France, l’article 1er de la charte de l’Environnement adossée à la Constitution stipule :
" Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ".
Concrètement, l’action est organisée à partir du Plan National Santé Environnement (PNSE), élaboré conformément aux recommandations de la Commission Européenne et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Le PNSE fixe des objectifs et un programme d’action pour 5 ans. Les objectifs prioritaires de ce PNSE sont : garantir un air et une eau de bonne qualité ; prévenir les pathologies d’origine environnementale et notamment les cancers ; mieux informer le public et protéger les populations sensibles (enfants et femmes enceintes). Ses principes généraux sont d’assurer un haut niveau de protection de la population, favoriser les actions de prévention, agir à la source en faisant respecter le principe pollueur-payeur, appliquer le principe de précaution en cas d’incertitudes scientifiques et de développer les connaissances pour les lever ; assurer enfin l’information et la mobilisation de tous afin que chacun puisse agir pour améliorer sa qualité de vie : professionnels de santé, éducateurs, grand public, industriels, médias, etc.
Dans chaque région, ce plan est décliné avec un souci de cohérence maximale par un Plan Régional Santé Environnement (PRSE).
En Midi-Pyrénées, les axes structurants autour desquels ont été regroupées les actions régionales, sont les suivants :
- Prévenir les décès liés aux infections/intoxications aiguës.
- Protéger la santé publique en améliorant la qualité des milieux de vie que sont l'air, l'eau et les sols.
- Protéger la population à l'intérieur des locaux.
- Mieux maîtriser les risques liés aux substances chimiques.
- Renforcer la protection des enfants et des femmes enceintes.
- Améliorer les dispositifs de veille, de surveillance et d'alerte.
- Consolider la formation et développer l'information et la communication.
La prévention des risques
Les risques sont associés à toutes les activités humaines et industrielles comme à l’environnement naturel. Ainsi toute société est soumise à des risques divers.
Les risques naturels sont liés aux phénomènes naturels : avalanche, feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, cyclone, tempête, séisme et éruption volcanique. Ils deviennent majeurs lorsque les conséquences pour la collectivité sont catastrophiques.
Les risques industriels sont des événements accidentels se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens ou l’environnement. Si certains de ces risques ont diminué du fait des progrès scientifiques notamment, d’autres sont apparus, liés à des activités plus récentes. Plus technologiques qu’industriels, ces risques peuvent dans certains cas être impossible à maîtriser ou à évaluer par les pouvoirs publics eux-mêmes (biotechnologies, industrie nucléaire, organismes génétiquement modifiés, risques liés aux systèmes informatiques...). Ces nouveaux risques ont conduit les pouvoirs publics à intégrer le "principe de précaution" dans leurs actions.
Face à ces risques, une plus grande transparence dans l’information et les responsabilités est nécessaire. Les capacités d’évaluation, d’expertise et de recherche doivent être renforcées, les politiques de prévention développées et l’information et la sensibilisation des populations doivent être accentuées. Mais au-delà, il est nécessaire d’apprendre à gérer le risque et de développer une véritable « culture du risque ».
Il existe un bon nombre de procédures et réglementations applicables aux risques technologiques et naturels, notamment les Plans de Préventions des Risques (PPR).
En Midi-Pyrénées, les risques naturels majeurs sont présents sur l’essentiel du territoire régional. On distingue :
- la zone de montagne des Pyrénées où se cumulent le maximum des aléas (avalanches, mouvement de terrain, crues torrentielles…) et où les enjeux par rapport aux populations sont présents, bien que plus localisés,
- les principaux fleuves et rivières de la région, au bord desquels se situent un certain nombre d’agglomérations, ont démontré dans le passé l’importance et parfois le caractère meurtrier de leurs crues. La situation de la région et la nature du bassin versant pour l’essentiel à l’amont de la Garonne, contribuent avec les facteurs météorologiques, à des montées très rapides des eaux dans certaines zones,
- le sud de la région Midi-Pyrénées est également concerné par l’aléa sismique. Celui-ci, dans une partie des Hautes-Pyrénées, atteint le niveau le plus élevé connu en France métropolitaine, de même degré qu’en Haute-Provence.
Les risques industriels et technologiques
Une quarantaine de sites industriels sont classées « SEVESO II » (directive nommée ainsi d'après la catastrophe de Seveso qui eut lieu en Italie (1976) et qui a incité les États européens à se doter d'une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs) dans la Région. Parmi ceux-ci, on retrouve principalement des installations de stockage de produits chimiques et des installations pyrotechniques. Près de la moitié des sites SEVESO de la région se situent dans l’agglomération toulousaine, et accroissent la vulnérabilité du tissu urbain. Ces établissements font l’objet de contrôles réguliers par l’inspection des installations classées (DRIRE). D’autres sites industriels peuvent également présenter un risque technologique, à l’instar des silos de stockage de céréales, assez nombreux dans la région, des entrepôts de stockage de matières combustibles, …
Comme pour les risques naturels, réduire la vulnérabilité justifie des actions à l’amont :
réduction des risques (aléas) à la source, maîtrise de l’urbanisme (et délocalisation), emploi des meilleures technologies et contrôle, connaissance et culture du risque…
Les nuisances
Les activités industrielles et commerciales, l'essor de l'urbanisation et des infrastructures de transport, mais aussi l'évolution des comportements engendrent des nuisances diverses de plus en plus mal ressenties par les populations. Au-delà de la simple gêne, elles peuvent constituer parfois un réel enjeu de santé publique.
Dans de nombreux pays, le bruit est la première source de plaintes, mais d’autres nuisances peuvent créer une souffrance telles que l’exposition à la poussière, à des fumées, à des vibrations (infrasons), au dérangement (de jour ou de nuit), à de mauvaises odeurs, à des déchets divers, ou encore à l’éclairage nocturne indésirable ou intrusif…
Certaines de ces nuisances, comme le bruit par exemple, sont réglementées par des textes spécifiques (bruit de voisinage, des aéroports, des infrastructures routières, …) ou des textes plus généraux s’adressant à un type d’activité (établissements classés pour la protection de l'environnement). Ainsi des niveaux d’émissions sonores, des seuils d’émissions de certains polluants sont définis par les textes.
Mais de grandes difficultés résident dans la mesure de ces nuisances puisqu’elles sont pour partie perçues de manière subjective. Ainsi certaines personnes peuvent avoir des pré-dispositions qui impliquent une gène, voire une souffrance, plus ou moins importante. Certaines de ces nuisances peuvent, qui plus est, contribuer à l’apparition d’affections allergiques.
Le développement durable suppose de replacer l’homme au cœur des préoccupations (principe 1 déclaration de Rio). Il implique une plus grande participation des acteurs au processus de décision.
Au-delà du respect des réglementations existantes, chaque porteur de projet dont l’activité est susceptible de créer des nuisances doit donner la possibilité à la population de faire part des gênes subies. Les démarches d’information, de consultation voire de concertation doivent ainsi être largement utilisées par les porteurs de projets afin de mieux impliquer la population, enrichir les projets et permettre à ceux-ci d’être partagés et soutenus localement.
Une attention particulière doit également être portée aux chantiers impliqués par la construction ou la rénovation d’un bâtiment ou d’un aménagement. La mise en oeuvre de chantiers à faibles nuisances doit devenir systématique. Ces chantiers permettent la réduction des nuisances acoustiques (provenant des matériels, équipements utilisés, du trafic, des modes opératoires…), la diminution de la pollution de l’air (émissions de poussières, mauvaises odeurs…), et des nuisances visuelles (dégradation des abords, salissures sur la voie publique, dépôt de déchets…). Ces approches sont en général combinées à des organisations permettant l’optimisation des déchets de chantier. On parle de chantiers à faible impact environnemental ou de chantiers verts…
Exemples de solutions en Midi-Pyrénées
Lycée Gabriel Fauré Foix (Ariège)
Autres regards sur l'étang de l'Herz ou Comment cadrer le paysage pour le désigner comme oeuvre d'art.
Ce projet, réalisé par la classe de première Arts plastiques, est né lors d'une sortie à l'automne 2006 avec une première scientifique venue découvrir la lherzolite et chercher l'origine de cette roche insolite. Suite à cette sortie, chaque élève de la section Arts plastiques nous propose une nouvelle vision de l'étang de L'Herz, au coeur du futur Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises. Douze oeuvres originales et inattendues, inspirées par le choix singulier d'un artiste ou d'un mouvement. Douze cadres mettant en valeur un fragment du paysage qui semble être en communion avec le projet personnel de l'élève.
Pour en savoir plus : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-gabriel-faure-foix/
EXPOSITION : « je vis, je crée, j’embellis » à la Maison de l’Environnement par le lycée Gabriel Péri à Toulouse (Haute-Garonne)
Objectifs du projet :
Les élèves de CAP de la section fleuriste du lycée ont organisé, du 16 janvier au 03 mars 2007, à la maison de L’environnement de Toulouse, une exposition sur le thème de « la récup’ ».
Objectifs du projet :
- Comprendre son environnement à travers la ville, et notamment la démographie, les conséquences de l’urbanisation sur la production de déchets.
- Comment les pouvoirs publics gèrent la ville, notamment en recyclant des bâtiments pour conserver le patrimoine.
- Savoir comment sont recyclés nos déchets.
- Expérimenter des situations , se positionner comme citoyens et rechercher des solutions possibles de recyclage des déchets.
- Réfléchir sur nos modes de consommation.
- Récupérer des matériaux naturels, des objets rejetés en bord de Garonne, des contenants jetables.
- Donner une seconde vie à ces matériaux en les utilisant de façon créative.
- Comment un plasticien, dans son métier, peut être amené à réutiliser des matériaux pauvres.
Pour en savoir plus : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lp-gabriel-peri-toulouse/textes/activites_lycee/EXPO_environnt.htm
Lycée Henri Matisse de Cugnaux (Haute-Garonne)
Faisons un rêve... Et si une classe de terminale ordinaire faisait un rêve ? Si ensemble, grâce à leur professeur d’histoire, ils faisaient le rêve d’ouvrir les yeux et l’esprit collectif sur la réalité des prisons en France ? S’ils faisaient de cet endroit exclu du monde, un lieu certe insolite, mais inédit, d’images et d’écrits ? S’ils liaient deux mondes apparemment diamétralement opposés avec des mots, grâce à une correspondance et avec des images, grâce à des photos ? Si maintenant ce rêve devenait réalité.
Certes, c’est un projet ambitieux, fou pour certains, mais plein de richesses pourtant. Permettre à une classe de terminale littéraire du lycée Henri Matisse de Cugnaux d’entrer en contact avec des détenus du Centre de détention de Muret, d’échanger avec eux, de partager quelque chose par le biais de la photographie et de la correspondance.
Pour en savoir plus : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lyc-hmatisse-cugnaux/spip.php?article137
Bibliographie :
A qui profite le développement durable?
Brunel S. - Ed. Larousse - Coll. A dire vrai - 2008 - 155 p.
Mots clés : Développement durable; Ethique; Ecocitoyenneté; Mode de vie; Consommation; Production; Croissance économique; Démographie; ONG; Acteurs de l'environnement; Politique de l'environnement; Economie; Pays en développement; Coopération transfrontalière.
Réf: 6872 K - Ouvrage
Vivre autrement pour un développement durable et solidaire
Ed. Bayard - Coll. En mouvement - 2008 - 281 p.
Mots clés : Développement durable; Mode de vie; Démocratie participative; Consommation; Démographie; Société; Ethique; Conscience environnementale.
Réf: 6873 K - Ouvrage
Une politique de développement durable - Acteur d'une vie digne
Poujade G. - Ed. L'Harmattan - Coll. Questions contemporaines - 2007 - 192 p.
Mots clés : Développement durable; Eau; Santé; Energie; Transport; Alimentation; Logement; Education; Emploi; Mode de vie; Ethique;Collectivité territoriale; Développement local; Société; Ecocitoyenneté.
Réf: 6866 K - Ouvrage
Gérer l'eau avec les citoyens. Quelles alternatives? - Recueil d'expériences au Sud et pistes de réflexion sur la gestion participative.
Les amis de la terre - Ed. Les Amis de la Terre - 2005 - 70 p.
Mots clés : Gestion de l'eau; Concertation; Eau potable; Assainissement; Ressource en eau; Monde; Santé; Ecocitoyenneté.
Réf: 6424 E - Brochure
Nous ferons un monde équitable
Van Der Hoff F. - Ed. Flammarion - 2005 - 186 p.
Mots clés : Commerce international; Commerce équitable; Développement durable; Economie solidaire; Eco-label; Croissance économique; Ethique; Consommation.
Réf: 6306 K - Ouvrage
Villes et développement durable - Des expériences à échanger
Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable - 2001 - 157 p.
Mots clés : Ville; Développement durable; Expérience; Agenda 21; Méthodologie; Développement local; Economie; Mode de vie; Qualité; Acteurs de l'environnement; Ecocitoyenneté.
Réf: 5792 U - Recueil
La citoyenneté locale à l'heure du développement durable
Fondation Ailes - Coll. Devenir N° 32/33 - 1999 - 51 p.
Mots clés : Agenda 21; Indicateur; Collectivité locale; Collectivité territoriale; Développement durable; Fiscalité environnementale; Ecocitoyenneté.
Réf: 4299 K - Ouvrage
Racisme, une histoire
Georges M. Fredrickson ; Liana Levi (30 août 2007)
Corps infirmes et sociétés
H-J. Sticker ; Aubier, 1982
Handicap, un challenge au quotidien
C.Moresi, P.Barraqué ; Jouvence, 2007
Handicap : silence, on discrimine
A.Kerloc'h ; Le Cherche Midi
Stigmate
E. Goffman ; Editions de minuit ; 1986
Les représentations de la pauvreté dans la presse écrite
Autès M. ; Les travaux de l’ONPES 2001-2002, La Documentation Française, p. 113.
La coordination de l’observation statistique des personnes sans abri
Chambaud L. ; rapport IGAS, 2007, p. 23.
Les pauvres
Simmel G. ; Paris, PUF 1998,
La question SDF
Damon J. ; Paris, PUF, 2002,
La lutte contre la pauvreté et l’exclusion : une responsabilité à partager
Seiller B. ; Rapport de la mission commune d’information sur les politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, juillet 2008.
Logement et cohésion sociale
Didier Vanoni, Christophe Robert ; Le mal-logement au cœur des inégalités ; alternatives sociales ; édition la Découverte, 2007.
La mesure de la pauvreté et de l’exclusion sociale : quels indicateurs ?
Les documents de travail du Sénat, juin 2008.
Sitographie
Les institutions internationales
Programme des Nations Unies pour le Développement
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Rapport mondial sur le développement humain 2009
http://hdr.undp.org/fr/
Organisation de Coopération et de Développement Économiques
http://www.oecd.org/home/0,3305,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html
Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=29009&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
Organisation Mondiale de la Santé (Politiques de la santé)
http://www.who.int/fr/
Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme
http://www.fidh.org/
Plate-forme non gouvernementale EuroMed
http://90plan.ovh.net/~euromedp/spip/
Sur le plan européen
Europa – Domaines d'action : développement, droits de l'Homme, Emploi et politiques sociales...
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Le Parlement Européen
http://www.europarl.europa.eu/news/public/default_fr.htm
Association Européenne pour la défense des Droits de l'Homme
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Fédération Européenne des Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri
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En France
Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/egalite-professionnelle-discrimination/protection-contre-discriminations.html
Ministère de la Santé et des Sports (Plan National Santé-Environnement - PNSE)
http://www.sante-sports.gouv.fr/
Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité
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L'Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des chances
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INSEE: données économiques et sociales
http://www.insee.fr
Observatoire des discriminations
http://www.observatoiredesdiscriminations.fr/
Observatoire des inégalités
http://inegalites.fr/
Centre d'Observation de Mesure des Politiques d'Action Sociale – Traitement des informations Sociales
http://www.compas-tis.com/
La Ligue des Droits de l'Homme
http://www.ldh-france.org/
Fondation Abbé Pierre - Emmaüs
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/
http://www.emmaus-france.org/
http://www.emmaus60ans.org/
Réseau Éducation sans Frontières
http://www.educationsansfrontieres.org/
Uni(e)s contre une immigration jetable
http://www.contreimmigrationjetable.org/
Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale
http://www.fnars.org/
En Midi-Pyrénées
Conseil Général de Haute-Garonne
http://www.haute-garonne.fr/
Conseil Régional Midi-Pyrénées
http://www.midipyrenees.fr/
DRASS : Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales en Midi-Pyrénées
http://midi-pyrenees.sante.gouv.fr/ix.htm
Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Midi-Pyrénées
http://www3.midi-pyrenees.equipement.gouv.fr/
La Ligue des Droits de l'Homme
http://ldh-midi-pyrenees.org/category/racisme-antisemitisme-discriminations/
Institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable
http://www.decroissance.org/
ROCADe – Réseaux des Objecteurs de Croissance pour l'Après Développement
http://www.apres-developpement.org/
Plateforme informative sur la décroissance
http://www.decroissance.info/-Accueil-
Sources :
Ethnologue (13e édition) du Summer Institute of Linguistics du Texas, 1996
Centre d'information sur l'Europe.
Ministère de la Culture et de la Communication, enquête 2007 (sur les français de 15 ans et plus).
Conseil régional Midi-Pyrénées (carte), Ministère de la Culture et de la Communication.
Préfecture Midi-Pyrénées.
UNICEF, données 2007.
OMS 2003.
Unesco, rapport 2008 – Bureau International du travail (BIT).
Banque mondiale, 2005 – Programme des nations unies pour le développement.
Eurostat, données 2003.
Programme des Nations Unies Pour le Développement.
L’Europe s’engage en Midi-Pyrénées - Feder, instruire un projet au regard de l’environnement et du développement durable – 2008.
CD Rom développement durable les fondamentaux. Outil de sensibilisation des acteurs des territoires de Midi-Pyrénées. Arpe. Septembre 2008.







